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7ème Biennale du Marronnage
Colloque international
Marronnage et diversité culturelle : quel dialogue interculturel ? - Pour une identité amazonienne commune
Les résistants d'esclaves appelés noir-marrons prouvent que l'histoire de l'esclavage a connu des nuances. Nombres d'hommes et de femmes ont refusé la soumission préférant une vie dangereuse mais autonome plutôt que le travail forcé des plantations. Comme dans les Régions ayant connues l'esclavage, la Guyane, le Brésil et le Surinam comptent des populations noires venues d'Afrique.

De l'époque de cette résistance anti-esclavagiste, les Noirs-marrons ont hérité d'un artisanat si développé et si précis qu'il est désormais considéré comme un Art. Originaires de différentes régions d'Afrique, les Noirs-marrons ont été en contact avec les colons avant de s'échapper dans la forêt où ils ont du composer avec les Amérindiens. Ils y ont développé des cultures originales, à forte dominante africaine, mais intégrant des éléments des autres cultures auxquelles ils ont été confrontés.

Ce projet se propose ainsi de décliner différents thèmes (artistiques, culturels, artisanaux et éducatifs) attestant de l'enrichissement de la culture universelle par l'apport des populations issues du marronnage. Afin d'initier des relations de développement durable fortes basées sur ce patrimoine historique et culturel commun, la commune de Matoury souhaite inscrire cette manifestation dans le cadre d'un projet de partenariat stratégique avec l'Etat de l'Amapá et le Surinam appelé "Marronnage et diversité culturelle?: quel dialogue interculturel ?".
Si aujourd'hui le caractère pluriel et hétérogène de la société guyanaise contemporaine ne suscite plus la controverse, la gestion et le rapport à la diversité culturelle et linguistique donnent à voir des représentations diamétralement opposées et confrontent chercheurs et praticiens à un triple questionnement :
• Comment gérer, dans les différents espaces de vie quotidienne (école, cité…), une diversité ethnoculturelle croissante et complexe ?
• Quel type de dialogue faut-il favoriser entre des “semblables-différents” pour surmonter les obstacles liés à la différence et rendre possible le passage de l'incompréhension à l'intercompréhension ?
• Comment construire et instituer des valeurs communes qui transcendent les identités singulières sans les nier et reconnaissent à l'Autre le droit d'assumer sa différence ?


Autant de questions sur lesquelles des spécialistes en la matière tenteront, au fil de ce colloque, d'apporter des éclairages et des éléments de réponse.
Au-delà des conférences plénières, des ateliers seront consacrés aux thèmes suivants :

Marronnage et diversité culturelle : concepts et approches pour un dialogue interculturel
Il existe aujourd'hui un flou conceptuel qui entoure la définition de l'interculturel, de l'interculturalisme, de l'interculturalité, de l'interculturation, du dialogue interculturel... surtout lorsqu'ils sont analysés en relation avec le marronnage. L'un des objectifs de cet atelier est de préciser le sens de ces concepts ainsi que d'autres liés au champ interculturel, de privilégier leur articulation et leur complémentarité par rapport au passé culturel et à la vie quotidienne.

Marronnage et diversité linguistique en milieu scolaire
L'Ecole est l'un des rares univers socialisateurs qui accueille tous les enfants de la société dont elle est issue. De ce fait, l'Ecole est, par excellence, le lieu de toutes les diversités. Comment les différents acteurs du système scolaire gèrent-ils cette diversité ?

Marronnage et pratiques culturelles locales : obstacles et solutions
La migration, fait social total, complexifie et enrichit la pluralité des sociétés dites d'accueil. Cependant, plusieurs obstacles à la compréhension marquent ces contacts et mettent en échec la découverte de l'Autre. Cet atelier permettra d'échanger sur les outils et dispositifs facilitant la prise en compte de la diversité culturelle par rapport aux phénomènes de mobilité des populations, à la colonisation pour la construction de la société guyanaise de demain.
Ce projet affirme la volonté municipale de doter la fête communale d'un cachet culturel prononcé afin de renforcer les liens identitaires d'une communauté en pleine expansion démographique et enrichie en permanence par l'arrivée de nouvelles familles d'origines ethnoculturelles diverses.
Il se propose d'utiliser un pan sombre de l'Histoire et de le valoriser autour de la notion de solidarité et de liberté qu'il recouvre pour une coopération durable et une cohésion sociale renforcée.
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Vendredi 1er octobre
08h45 Ouverture du colloque (Hôtel de ville)
08h45-13h00 Séance plénière (Hôtel de ville)
15h30-18h00 Rencontre-débat (Hôtel de ville)
15h30-17h30 Rencontre-débat (Médiathèque Jules Eglantin)
18h30 Projection du documentaire de l'UNESCO "Routes de l'esclave : une vision globale" (durée 54 mn) ou d'un documentaire de RFO Guyane sur la diversité culturelle en Guyane (durée 15 mn)
(Hôtel de ville)
Samedi 2 octobre
9h30-12h30 Séance plénière (Hôtel de ville)
Télécharger le programme du colloque avec horaires et liste des intervenants
(PDF - 1,0 Mo)
Télécharger le magazine de la Biennale avec intégralité des programmes
(PDF - 6,9 Mo)
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