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2008
Musiques marronnes |
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Présentation I Le mot du Maire I Retour en images I Le visuel I En savoir plus...
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La sixième édition de la biennale du Marronnage a marqué les dix ans de ce festival des Arts et Traditions Populaires qui a vu le jour en 1998.
Forte d’une notoriété qui excède largement les frontières du département, elle a cette fois-ci atteint des sommets en terme de fréquentation avec la présence d’environ 75.000 visiteurs sur toute la durée de l’opération.
Ayant pour thème "Musiques marronnes", l’objectif était cette année de faire découvrir et explorer les multiples facettes des musique métissées issues du marronnage et de conduire le public au cœur des musiques avec toutes leurs richesses héritées de l’Afrique.
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Placée sous le thème "Musiques Marronnes" la sixième édition de la biennale du Marronnage, à une fois de plus attirée la très grande foule, puisqu'en trois jours, ce ne sont pas moins de 50.000 spectateurs qui ont convergé vers l'immense Esplanade des Traditions et de la Culture Universelle.
Il est vrai que cette édition a bénéficié de l'aura et de l'universelle renommée du plus illustre des musiciens d'Afrique en la personne de Manu DIBANGO.
Comme le suggère le visuel de cette manifestation, en retenant ce thème, nous avons voulu mettre en exergue la place prééminente des rythmes hérités de l’Afrique dans la musique contemporaine.
En effet que ce soit à travers les lancinantes mélopées donnant du coeur à l’ouvrage dans les champs de canne de Saint-Domingue ou dans les champs de coton du Mississipi les nostalgiques complaintes des veillées mortuaires, des refrains syncopés des nuits de révoltes ou les psalmodies incantatoires des réunions de cultes ou occultes, les rythmes africains ont survécu s'enrichissant de nouvelles sonorités lors de ces rencontres avec les musiques européennes pour ressurgir en une kyrielle de tempos à travers la planète. L'exploration des rives musicales du marronnage nous a permis de mettre en lumière la chatoyante diversité d’expression de nos cultures métisses.
A l'occasion de la prochaine édition, notre voyage dans l'univers du marronnage nous conduira dans les multiples espaces géographiques dans lesquels s’est forgé et a pris corps le concept même de marronnage sous le thème "Des mémoires à l’Histoire".
Jean-Pierre Théodore ROUMILLAC
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| "De la blessure jaillit l'expression" |
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La phrase créée lors de l'édition 2006, "De la blessure jaillit l'expression", est désormais devenue récurrente pour la biennale du Marronnage...
En effet, comme l'a dit Léon Bloy, "la douleur est l'auxiliaire de la création".
Et la douleur, quelle qu'elle soit, engendre des réflexes de survie.
La créativité artistique, en tant qu'expression personnelle et donc affirmation d'indépendance morale, est l'une des réactions de survie engendrée par l'esclavage.
Du "Marronnage dans sa tête", même sous le joug...
Le thème de cette édition, "MUSIQUES MARRONNES", a donc, dans cet esprit, inspiré un visuel tentant d'illustrer à la fois les déchirements causés par l'esclavage (géographiques, familiaux, moraux et/ou autres) par le biais de morceaux de papier irréguliers et froissés ; l'évolution historique de la musique Marronne (invention de nouveaux styles musicaux, etc) par les personnages évoluant de gauche à droite sur ces morceaux de partitions ; puis, l'écriture de cette musique dans un langage universel....
La chaîne s'enroulant autour des partitions rappelle bien entendu cette période de douleur, mais le visuel se veut optimiste avec la libération des peuples opprimés, symbolisée par les chaînons ouverts.
La déportation, l'asservissement et l'humiliation d'êtres humains restant malheureusement en 2008, un sujet d'actualité dans divers endroits du monde.
(Conception graphique Terres de Guyane) |
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